Skip to main content

1- Vous avez toujours besoin d’un permis de travail… Si vous travaillez vraiment.

Le gouvernement veut que les employeurs embauchent d’abord des Canadiens. C’est pourquoi ils demandent aux travailleurs étrangers d’obtenir un permis de travail pour les autoriser à travailler légalement au Canada. Mais qu’entendent-ils par « travail » ?

En gros, c’est quand le travailleur étranger fait un travail qu’un Canadien pourrait faire.

Ainsi, travailler à distance pour une entreprise située à l’extérieur du Canada n’est généralement pas considéré comme du « travail » (même si vous vous réveillez à 6 h pour le faire). Venir assister à une réunion trimestrielle du conseil d’administration n’est pas du « travail », malgré les discussions interminables. Un cadre américain venant donner une formation à la branche canadienne de son entreprise ne « travaillera » pas – même s’il sera généreusement payé.

Les visiteurs commerciaux au Canada peuvent également faire du développement commercial les mains dans les poches, c’est-à-dire sans entrer sur le marché du travail canadien. Ce n’est pas du travail. Cependant, s’ils font plus que cela, ils pourraient avoir besoin d’un permis de travail !

Alors demandez-vous toujours : l’entreprise pourrait-elle potentiellement embaucher un Canadien pour faire le travail ? – Si la réponse est oui, un permis de travail est probablement nécessaire.

2- Vous ne pouvez pas embaucher un Canadien ? Prouve le.

Si vous soutenez que vous ne pouvez pas embaucher un Canadien pour faire le travail, vous devez le prouver. Et pour ce faire, le gouvernement veut que les employeurs fassent ce que nous appelons une étude d’ impact sur le marché du travail (EIMT) .

En gros, l’impossibilité d’embaucher un Canadien doit être prouvée pour faire le travail :

  • Le poste doit être annoncé d’une certaine manière.
  • Tous les formulaires doivent être parfaitement remplis.
  • Le salaire doit correspondre aux tranches salariales fédérales en vigueur (et provinciales pour le Québec).
  • Oh et n’oubliez pas de payer les frais gouvernementaux !

Il y a pas mal de paperasse ici, donc si vous tombez dans l’une des exemptions de l’EIMT, allez-y (voir ci-dessous).

3- Les exceptions confirment la règle

Franchement, si vous pouvez éviter de faire une EIMT, vous avez de la chance.

Pour ce faire, vous devez essentiellement démontrer que le travailleur peut apporter un avantage important au Canada.

Cela vous permettra de demander un permis de travail dans une procédure beaucoup plus simple.

Parmi les chanceux figurent :

  • les cessionnaires intra-entreprise,
  • les travailleurs apportant un avantage culturel ou socioculturel au Canada,
  • personnel de dépannage d’urgence,
  • Professionnels de l’ALENA, etc.

Il y a plus de 50 exceptions ici, chacune avec des exigences très spécifiques, alors assurez-vous de vérifier si l’une s’applique à votre situation. Cela peut vous éviter bien des ennuis.

4- Renouveler avant qu’il ne soit trop tard

Un permis de travail porte une date d’expiration. Toujours. Travailler après cette date peut entraîner des problèmes.

Une astuce simple, si vous êtes admissible à un renouvellement, est de le demander avant la date d’expiration indiquée sur votre permis de travail. Cela vous permettra de travailler en attendant votre nouveau permis de travail, même s’il expire, tant que vous demeurez physiquement au Canada. Cependant, une fois que le gouvernement a pris une décision sur le renouvellement, celle-ci doit être respectée.

Donc, que ce soit sur votre téléphone ou dans votre agenda, assurez-vous de configurer un rappel. Les vacances forcées ne sont pas amusantes.

5- Tout le monde mérite une seconde chance

Votre rappel de configuration n’a donc pas fonctionné. Votre permis de travail est expiré. Et vous avez oublié de demander une prolongation avant la date d’expiration.

Pas de panique, vous avez une seconde chance.

Vous pouvez demander une restauration de statut dans les 90 jours suivant la date d’expiration de votre permis de travail. Cela signifie que vous serez autorisé à rester au Canada jusqu’à ce qu’une décision soit prise. Mais attention : vous ne pouvez pas encore travailler. Vous devrez attendre votre nouveau permis de travail. Si vous quittez le Canada, vous pourrez peut-être revenir en tant que visiteur, si vous n’avez pas besoin de visa dans votre passeport, mais vous devrez quand même attendre votre nouveau permis de travail pour travailler légalement. Si vous avez besoin d’un visa pour entrer au Canada, vous devrez en demander un nouveau.

Les permis de travail peuvent être assez déroutants, alors n’hésitez pas à contacter Exeo si vous avez des questions.

Leave a Reply