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Si vous avez une condamnation pour conduite sous influence et que vous prévoyez de voyager au Canada, il est important de comprendre les règles — car une condamnation pour conduite en état d’ébriété peut empêcher l’entrée, même si vous pensez que l’infraction était mineure ou ancienne. Beaucoup de voyageurs se méprennent sur la manière dont la loi canadienne traite la conduite sous influence, et se fier à des anecdotes en ligne ou à des expériences passées peut entraîner des refus inattendus à la frontière.

Pourquoi une condamnation pour conduite sous influence importe au Canada

Au Canada, la conduite sous influence n’est pas considérée comme une simple infraction routière — c’est une infraction criminelle en vertu du Code criminel. Même une première infraction qui n’a entraîné ni peine de prison, ni incarcération, mais seulement une amende, une probation ou une suspension de permis, peut rendre une personne criminellement inadmissible.

Les autorités canadiennes de l’immigration évaluent la gravité de l’infraction selon l’équivalent légal canadien, et non selon l’intitulé utilisé dans un autre pays. Cela signifie qu’un « délit mineur », une accusation réduite, ou même un cas effacé de votre dossier peut toujours compter comme inadmissibilité criminelle.

Le moment de la condamnation pour conduite sous influence affecte-t-il l’entrée ?

Oui, mais pas comme beaucoup de gens le pensent. Aux fins de l’immigration canadienne, le calendrier ne commence pas à l’arrestation, à la condamnation ou à la fin du procès. Il commence seulement après que toutes les composantes de la peine ont été entièrement accomplies, notamment :

  • Le paiement des amendes
  • La fin de la probation
  • La complétion de programmes d’éducation ou de traitement liés à l’alcool
  • Les périodes de suspension du permis

Si vous manquez ne serait-ce qu’un de ces éléments, le délai pour la réadaptation n’a pas commencé.

Conduites sous influence anciennes vs récentes

Condamnations avant décembre 2018 : Ces infractions peuvent permettre l’entrée grâce à la « réadaptation réputée » si suffisamment de temps s’est écoulé depuis la fin de la peine — généralement environ 10 ans pour une seule infraction.

Condamnations depuis décembre 2018 : Beaucoup sont considérées comme des infractions graves en vertu du droit canadien, même s’il s’agit d’une première infraction sans peine de prison. Dans ces cas, une autorisation formelle — comme la réadaptation criminelle — est généralement nécessaire.

Conduites sous influence multiples ou infractions connexes

Avoir plus d’une condamnation pour conduite sous influence, ou des infractions connexes comme la conduite dangereuse ou la fuite après accident, augmente considérablement le risque de refus. Dans ces cas, l’inadmissibilité ne peut généralement pas être résolue par le temps seul et nécessite une intervention formelle.

Idées fausses courantes

Certains voyageurs pensent être à l’abri si :

  • L’infraction était un délit mineur ou a été réduite
  • Leur dossier a été effacé
  • Ils ont déjà franchi la frontière canadienne sans problème
  • La condamnation pour conduite sous influence est ancienne

Aucune de ces situations ne garantit l’admissibilité. Les agents frontaliers évaluent votre statut légal à chaque tentative d’entrée, et les voyages passés ne vous protègent pas d’un refus.

Options pour ceux déclarés inadmissibles

Si vous êtes criminellement inadmissible en raison d’une conduite sous influence, il existe des moyens d’entrer légalement au Canada :

  • Réadaptation réputée : Pour certaines infractions anciennes et isolées, l’inadmissibilité peut se résoudre automatiquement après un délai suffisant.
  • Réadaptation criminelle : Une demande formelle qui règle l’inadmissibilité de manière permanente. Le calendrier et la documentation sont essentiels.
  • Permis de résident temporaire (PRT) : Un permis discrétionnaire permettant l’entrée malgré l’inadmissibilité, souvent utilisé pour affaires urgentes, situations familiales ou voyages sensibles au temps.

Pourquoi il ne faut pas « tenter sa chance »

Se présenter à la frontière sans comprendre votre statut légal est risqué. Un refus annule non seulement votre voyage, mais crée un dossier pouvant accroître le contrôle sur vos voyages futurs. Beaucoup de refus liés à la conduite sous influence auraient pu être évités avec un conseil juridique approprié et une préparation adéquate.

Aller de l’avant

Même une seule conduite sous influence, ancienne ou récente, peut compliquer sérieusement l’entrée au Canada. L’approche la plus sûre est de consulter un avocat en immigration et d’obtenir une évaluation de l’admissibilité spécifique à la conduite sous influence avant de voyager. Cela vous permet de :

  • Comprendre si votre infraction vous rend toujours inadmissible
  • Savoir quand votre période d’admissibilité a réellement commencé
  • Identifier si une action, comme la réadaptation ou un PRT, est nécessaire
  • Décider s’il vaut mieux voyager maintenant ou attendre

Chez Exeo, nous aidons nos clients à évaluer les risques, préparer la documentation et entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir des exemptions ou arguments légaux lorsque cela est possible.

Obtenez des réponses avant de voyager. Connaître votre statut réel est toujours préférable à l’apprendre à la frontière de manière désagréable. Contactez-nous dès aujourd’hui.

Pour des informations sur l’inadmissibilité criminelle au Canada et les accusations de possession de drogues, consultez notre blogue Possession de drogues et voyage au Canada : ce qu’il faut savoir sur l’interdiction de territoire pour criminalité.

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